Article paru chez « Inclunea »

Apprendre Avec Autisme, et sa fondatrice, ont été mis à l’honneur sur le site d’Inclunea, une start-up qui porte une solution de CAA, parmi d’autres professionnelles de l’autisme.

A l’occasion de la Fête des Mères 2022, Inclunea a sélectionné quatre mamans d’enfants extraordinaires qui ont consacré leur carrière à porter des solutions diverses pour améliorer les conditions de vie des enfants et jeunes avec autisme ou handicap.

Nous sommes très honorée de faire partie de ce panel de mamans extraordinaires, aux côtés de Daisy, Caroline Li (Nature Atypique), Solange Redon (Parlons Avec Anouk), reconnues à la fois pour leur implication au niveau professionnel, leur expertise dans le monde de l’inclusion, et pour leur engagement à titre personnel.

Sans plus attendre, nous vous invitons à découvrir le portrait de ces Wonder-Mums !

Nous remercions encore Inclunea pour cette touchante et belle mise à l’honneur de notre projet.

Capture d’écran du blog Inclunea, article « 4 mamans d’enfants extraordinaires » – juin 2022.

Travailler les graphèmes en autonomie

Pour un élève à besoins spécifiques qui apprend à lire, l’effet de répétition pour créer des automatismes est indispensable. Pour cela, rien de mieux que le travail en autonomie.

La matinée est passée, l’élève a rapidement accompli tout son programme d’apprentissage,…

L’élève a accepté de faire les activités planifiées, grâce à la perspective d’un renforçateur positif,…

L’élève s’est concentré à intégrer les contraintes et l’interaction toute la matinée, il a besoin maintenant d’un peu de solitude pour éviter la surcharge sensorielle,…

Voici plusieurs cas de figures dans lesquels il est possible d’instaurer la routine d’un travail en autonomie pour un élève à besoins spécifiques, autiste ou non.

Dans le cadre de l’acquisition formelle de la lecture, en GS/CP en France et en 3P en Suisse, nous pouvons par exemple utiliser ce temps quotidien pour renforcer les automatismes de la lecture. De plus, dans le cadre d’une déficience intellectuelle légère, j’ai pris l’habitude de retravailler une notion sous des dizaines de façons différentes, pour gommer complètement la difficulté, et ce avec une vraie notion de jeu ou de plaisir. Le plaisir étant là pour l’élève, entre autres, d’être « enfin tranquille ». (Concrètement, cela donne aussi quelques minutes à l’assistante pour préparer un matériel, faire une copie, etc.)

L’Ecole de Chrys a créé en 2019 de superbes cartes pour travailler la lecture des syllabes, principalement avec des sons simples, et quelques sons complexes. Les connaissez-vous ?

Puisque un de mes élèves utilisaient déjà ce support, j’ai décidé d’augmenter la collection, afin de suivre sa progression durant l’année vers les sons complexes et les différents graphèmes.

Je les utilise de la façon suivante :

  • L’enfant a la pile de cartes en main, face recto visible.
  • Il doit arriver à lire la syllabe, qui est présentée dans les trois graphies (majuscule, script, lié – attention c’est une police « à la suisse », quelques lettres diffèrent un peu des habitudes françaises)
  • Il peut alors retourner la carte et vérifier sa réponse, avec le mot d’exemple qui est illustré. La syllabe peut autant être celle d’attaque, de fin, que celle du milieu. ( Dans mon quotidien, j’ai dû apprendre à mon élève à ne pas tricher).

J’ai veillé à choisir tant que possible des mots qui augmentent au passage le vocabulaire d’un enfant de cet âge, quitte à faire !

Vous trouvez ci-dessous les fichiers directement à imprimer pour les cartes des sons suivants (il faut plier la carte en son milieu avant de plastifier) :

AI – EI – EU – IN – UI – EAU – AN – PH – AU

Lorsque je rajouterai de nouvelles cartes, je ferai un edit à cet article.

Encore un grand merci à Chrys pour son idée originelle, qui favorise l’autonomie et l’auto-validation !

Article paru chez « Origin’ailes »

Apprendre Avec Autisme, et sa fondatrice, ont été mis à l’honneur sur le site d’Origin’ailes, une start-up qui porte une solution pour la prise en charge des enfants autistes.

En ce mois d’avril, consacré à la sensibilisation à l’autisme, nous avons eu l’honneur d’être élu coup de coeur du mois par l’équipe de la start-up Origin’ailes.

A nous de vous présenter en quelques mots le projet d’Origin’ailes. Fondée par Marine Ysambert, éducatrice spécialisée, cette plateforme accessible par ordinateur et smartphone permet de gérer, transférer et archiver toutes les informations concernant la prise en charge d’un enfant avec besoins spécifiques (autiste, tda/h, dys, etc), que ce soit un bilan thérapeutique, une observation journalière, ou un changement d’agenda. Ainsi, tous les intervenants, scolaires, médicaux, éducatifs, familiaux, qui constituent l’écosystème quotidien d’un enfant peuvent facilement communiquer, ce qui allège la charge mentale qui pèse déjà suffisamment lourd pour les parents. Vous pouvez en apprendre plus sur cette initiative et leur solution en visitant leur site.

Cet article retrace notre parcours et nos différentes interventions en faveur de l’autisme, depuis nos formations auprès des structures collectives d’accueil, notre plaidoyer sur les réseaux sociaux, notre action sur le terrain auprès des enfants, jusqu’à nos formations et coaching pour les parents [N.B. : La prochaine formation sur le langage commence ce lundi 2 mai ! Vous pouvez encore vous inscrire, en suivant ce lien]

Sans plus attendre, vous pouvez lire l’article ici.

Nous remercions encore chaleureusement Marine et toute son équipe pour leur soutien et leur enthousiasme autour de notre entreprise en faveur de l’inclusion en milieu ordinaire des enfants autistes.

Capture d’écran du site d’Origin’ailes, article « Coup de coeur du mois d’avril 2022. Mayliss Loiseau : Apprendre Avec Autisme » – avril 2022.

Atelier à distance « Livre et Autisme »

Découvrez comment utiliser le livre pour accompagner le développement d’un enfant autiste.

Comment le livre, considéré comme plaisir solitaire par excellence, pourrait-il permettre de soutenir activement à la fois le développement cognitif, langagier et psychoaffectif d’un enfant autiste, mais également ses compétences relationnelles et sociales ?

Durant 2 heures, nous vous guidons à travers les spécificités du fonctionnement interne autistique et comment les appréhender au travers de la lecture.

Avec des exemples de lectures, d’outils et d’exercices à mettre en place, nous vous enseignons comment utiliser le livre, outil aux ressources infinies, pour répondre aux enjeux du développement atypique de l’enfant autiste (de 12 mois à 8 ans), que ce soit à domicile, en accueil de jour, ou à l’école.

Plus encore, vous ressortez de cet atelier avec davantage d’autonomie et de force d’action au quotidien, car nous vous apprenons à identifier vous-mêmes vos objectifs éducatifs, choisir vos livres et développer vos exercices pour y répondre.

Enfin, nous vous présentons quelques éléments clés sur le repérage précoce, enjeu majeur dans l’autisme, grâce auxquels vous saurez mieux identifier, durant les temps partagés de lecture, des signes précoces d’un possible autisme.

Il est à noter que de nombreux points qui sont abordés sont également pertinents dans l’accompagnement d’un enfant avec TDAH ou HPI.

Inscrivez-vous en ligne : https://www.eventbrite.fr/e/303118434397

Atelier à distance « Autisme et Langage »

Les inscriptions pour la session de printemps de l’atelier sont ouvertes !

La session d’hiver de l’atelier a reçu pour sa 1ère édition un très bon accueil et rencontré un franc écho auprès de la communauté de parents d’enfants autistes et des professionnels de la petite enfance ou de l’éducation (assistant·e·s d’éducation type AESH / AI, enseignant·e·s, éducateur·rice·s, assistant·e·s maternelles / accueil de jour, praticien·ne·s, etc.).

Ainsi il se pérennise, avec une session par trimestre, et toujours en format digital, pour être accessible à tout-un-chacun en zone francophone.

La session de printemps se déroule en 3 parties, comme suit :

  • Partie 1 : synchroniser / stimuler l’écoute et les autres sens (lundi 2 mai, 20h30 à 22h30)
  • Partie 2 : stimuler le langage et le vocabulaire (lundi 16 mai, 20h30 à 22h30)
  • Partie 3 : communiquer, quels outils et objectifs ? (lundi 28 mai, 20h30 à 22h30)

Le lien pour s’inscrire à l’atelier : https://www.eventbrite.fr/e/billets-autisme-langage-session-de-printemps-303077782807

Les sessions sont enregistrées, ce qui permet aux personnes ayant une indisponibilité de pouvoir malgré tout poursuivre les enseignements des 3 soirs, et de pouvoir les retravailler par la suite.

Durant cet atelier, nous présentons des éléments théoriques d’explication des spécificités du fonctionnement interne autistique, et des exercices adaptés à un accompagnement à domicile ou à l’extérieur. Notre première volonté est d’apporter des solutions aux parents d’enfants non-verbaux, peu verbaux, ou dont le langage est en cours d’émergence (cette énumération correspond d’une certaine manière à la succession des trois ateliers). En effet, ces parents dépendent de la prise en charge en logopédie / orthophonie de leur enfant, le plus souvent à raison d’une heure par semaine maximum, c’est pourquoi ils aimeraient en faire plus. En effet, plus l’enfant est soumis aux bonnes stimulations et de la façon la plus précoce possible, plus les résultats sont prégnants. Pour les professionnels, c’est la possibilité de pouvoir adapter son accompagnement et sa pratique en conséquence, en connaissant mieux les enjeux dans l’autisme liés à la communication. C’est pourquoi nous tenons à préciser que la participation à cet atelier ne nécessite pas de prérequis particulier, et implique l’acquisition d’outils simples et bon-marché, tout le monde peut participer.

Pour rappel, l’altération du langage et de la communication est un point majeur des manifestations de l’autisme, théorisée par Lorna Wing dès les années 1980 dans sa triade. Cette manifestation est, comme pour bien des aspects dans l’autisme, spectrale. Ainsi, si certains individus ont un langage fluide et élaboré, mais font preuve d’une communication émettrice et réceptive alternative par rapport à celle de leurs congénères, d’autres individus ne mettront jamais en place un langage oral construit. C’est ce qu’on appelle communément l’autisme non-verbal, assez médiatisé, et stigmatisant pour les individus. Si nous ne sommes pas en mesure d’expliquer pourquoi certaines personnes ne mettront pas en place le langage oral, il existe en revanche de nombreuses méthodes destinées à stimuler la pensée verbale et la volonté de communiquer avec autrui avec un langage verbal. Plus encore, il n’existe pas d’âge rédhibitoire pour l’émergence du langage, même si, comme pour tout ce qui concerne l’autisme, une adaptation la plus précoce est la plus bénéfique. Tout travail dans ce sens est donc toujours utile.

Vous pouvez d’ores et déjà poser vos questions et les points que vous voudriez voir traités lors de votre inscription.

Nous nous réjouissons de vous compter parmi nous !

Se préparer seul.e le matin

On le sait, l’acquisition d’un nouveau savoir-faire est l’extrémité opposée du vecteur par rapport au gain de temps. Mais on peut quand même concilier les deux extrêmes.

La gestion du temps le matin, c’est compliqué pour tous les parents. Chacun fait face comme il peut. Il y a ceux qui se lèvent 3 heures plus tôt pour être large et faire tout en douceur, il y a ceux qui répartissent et chronomètrent les taches mieux que des militaires, il y a ceux qui font tout eux-mêmes en vitesse et n’ont jamais 1mn pour eux… Mais ce qui est vrai pour tout le monde, c’est que c’est un moment qui est précieux dans une famille, un moment de complicité dans l’intimité d’après-nuit, mais qui peut vite monter en pression.

Je me rappelle avec bonheur tous ces matins de maternelle et de primaire où mon père m’a réveillée en douceur, m’a habillée d’une belle robe, m’a envoyée dans la chambre parentale rejoindre ma mère pendant qu’il faisait chauffer l’eau pour le petit-déjeuner. Là, je réveillais ma mère qui s’asseyait sur le bord de son lit, me coiffait, le plus souvent d’une tresse, et me souhaitait une bonne journée. Puis je descendais rejoindre mon père autour d’une table de petit-déjeuner prête depuis la veille et débordant de choix. J’étais prête pour l’arrivée du ramassage scolaire, et je saluais mon père par la fenêtre jusqu’à le perdre de vue.

Nous avons déjà discuté du besoin de générer des contextes répétés pour qu’un enfant autiste acquière son autonomie, apprentissage qui dans l’ensemble sera plus lent pour lui. C’est un cadeau que nous lui faisons pour le futur, même si c’est un investissement lourd en temps et en énergie au début.

Etre attentif à l’acquisition de l’autonomie ne doit pas se faire au détriment de la stabilité émotionnelle et de la sérénité des enfants. Déjà parce qu’on voudrait tous garder des bons souvenirs de ces moments – avouons qu’on a des boules d’émotions et de sensibilité à la maison qui méritent de se construire sur des images émotionnelles positives fortes. Ensuite parce que la qualité de la journée est inversement proportionnelle à la quantité de reproches qu’on s’est faits le matin. Enfin parce que pour des enfants autistes, c’est scientifique, matin + stress = crise autistique presque assurée. J’ai connu mieux pour démarrer.

J’ai créé ce séquencier l’an dernier. Nous étions à une période où mon fils savait déjà s’habiller tout seul, si nonobstant je lui avais fait une pile au bout du lit, et que je lui répétais toutes les deux minutes « Chéri ! Habille-toi, c’est pas l’heure de jouer » (Il a été un grand maître pour moi question harcèlement). Par contre, il n’avait pas encore du tout acquis la vision globale relative au départ, au changement de lieu et d’activité, à la transition dedans-dehors, et adoptait encore une posture très attentiste concernant la gestion du temps. Nous étions entre deux eaux donc. Il était nécessaire de trouver un support pour nous aider à ne pas être en retard (et en colère) tous les jours – confidence pour confidence, je fais partie des parents qui grignotent toujours un rab de temps, même une heure de rab je la mets à profit pour être à la bourre. D’autant que si nous arrivions effectivement après que ça ait sonné, mon fils, en bon petit perfectionniste, s’en infligeait toute la responsabilité et était en pleurs. Juste avant de commencer son round de collectivité pour toute la journée, glop. Vous vous doutez l’état de culpabilité dans lequel j’étais, moi l’hyperémotive.

Je vous présente son fonctionnement : non seulement c’est un récapitulatif des choses à enfiler dans le bon ordre (parce que le cartable qu’il faut enlever pour mettre le manteau puis renfiler, ce n’est pas l’efficacité ultime), mais j’y ai aussi inclus le choix par rapport au temps qu’il fait dehors (encore une fois, l’enfant en chaussures fines alors qu’il pleut et qui pleure à cause du contact avec l’eau, on peut faire mieux). Ca aura d’ailleurs servi de pense-bête à Maman, elle qui a troqué le 25°C toute l’année pour le 100 jours de pluie par an, et qui n’a pas encore développé tous ses réflexes.

Même s’il est toujours au mur, nous n’utilisons plus ce séquencier cette année. Et, depuis 1 mois je dirais, mon fils est prêt 15mn avant le départ, avec toutes ses affaires sur le dos, en train d’attendre sagement devant la porte, chevauchant sa trot’, me lançant toutes les quelques minutes si jamais « Maman, est-ce que tu es prête ? » pendant que je finis de me maquiller.

On peut conclure que ce support a parfaitement fait son office, et qu’il mérite de travailler pour vous maintenant.

Pour rappel, c’est un exemple, il correspondait à nos besoins. Téléchargez-le et utilisez-le tel quel s’il vous convient, mais n’hésitez pas à l’adapter aux difficultés que rencontre votre enfant, et à vos routines, ou encore à introduire un choix atteignable pour votre enfant (par exemple, peut-être vous alternez les moyens de déplacement ?).

Voici le lien pour télécharger le fichier :

Et vous ? C’est quoi vos astuces pour des matins paisibles ?