Notre action

[…] des adultes nouvellement diagnostiqués lançaient un tout autre débat sur la difficulté d’évoluer et de survivre dans un monde qui n’est pas fait pour eux. En racontant leurs parcours, ils ont découvert que nombre des défis qu’ils rencontrent chaque jour n’étaient pas des « symptômes » de l’autisme, mais des obstacles posés par une société refusant de consentir aux plus simples ajustements pour les personnes présentant des handicaps cognitifs, alors qu’elle fait des efforts en faveur des personnes souffrant de handicaps physiques comme la cécité ou la surdité. – Steve Silberman, Neurotribus

Les neurosciences émergent comme discipline scientifique à part entière à partir du XIXe siècle, avec les travaux de Golgi, Ramón y Cajal ou encore Broca, bien que l’étude du cerveau remonte jusqu’à l’Egypte Ancienne. Les neurosciences ont des applications concrètes dans presque tous les aspects de notre vie, y compris pour prédire nos comportements d’achat sur les réseaux sociaux. En 1938, Hans Asperger lance sa première leçon publique sur l’autisme. La prévalence de l’autisme, selon les capacités actuelles de diagnostic et l’attention portée au sujet par les dirigeants politiques de chaque pays, présente des mesures comprises entre 1/38 et 1/150, soit entre 1% et 3% des naissances. D’ailleurs, l’historiographie tend aujourd’hui à démontrer que les neuro-divergences (les neurodéveloppements alternatifs, tels que les troubles du spectre autistique, la dyslexie, ou même la gaucherie) ont toujours existé, et ne sont nullement un phénomène postmoderne issus de dérèglements environnementaux ou sociétaux, une épidémie comme certains osent le prétendre.

Il est donc étonnant de constater,

d’une part la méconnaissance qui persiste à propos de l’autisme dans la société en général, et au sein des institutions de socialisation et d’instruction (écoles, crèches…) ;

ainsi que d’autre part le cloisonnement des connaissances et le manque de dialogue entre les collectivités publiques, les décideurs politiques, la société civile et le monde associatif, les entreprises et start-ups, et la communauté scientifique ou médicale.

Ce manque d’échange et d’apprentissage réciproque nuit au développement humain durable de nos sociétés, nous prive de nombre d’opportunités en mettant de côté, plus ou moins volontairement, des raisons d’innover pour répondre à notre diversité naturelle, et sont une attaque permanente à la dignité et aux conditions de vie des enfants et adultes porteurs d’autisme et de leurs proches, vivant parfois dans des conditions d’isolement social et de désespérance indignes de notre siècle.

Résolument orientée pour le progrès, le partage des savoirs et la coopération, nous formulons notre action sur le terrain au travers des axes d’intervention suivants :

Nous intervenons dans les établissements d’accueil et d’enseignement adressés aux enfants, afin de former les équipes aux spécificités de la pensée autistique.

Nous prodiguons du contenu pédagogique, thérapeutique et organisationnel aux familles afin de faciliter et améliorer leur quotidien et celui de leur enfant.

Nous assurons un plaidoyer permanent en faveur de la neuro-diversité, et favorisons le dialogue et la coopération entre les différents acteurs publics, privés, et civils.