Travailler les graphèmes en autonomie

Pour un élève à besoins spécifiques qui apprend à lire, l’effet de répétition pour créer des automatismes est indispensable. Pour cela, rien de mieux que le travail en autonomie.

La matinée est passée, l’élève a rapidement accompli tout son programme d’apprentissage,…

L’élève a accepté de faire les activités planifiées, grâce à la perspective d’un renforçateur positif,…

L’élève s’est concentré à intégrer les contraintes et l’interaction toute la matinée, il a besoin maintenant d’un peu de solitude pour éviter la surcharge sensorielle,…

Voici plusieurs cas de figures dans lesquels il est possible d’instaurer la routine d’un travail en autonomie pour un élève à besoins spécifiques, autiste ou non.

Dans le cadre de l’acquisition formelle de la lecture, en GS/CP en France et en 3P en Suisse, nous pouvons par exemple utiliser ce temps quotidien pour renforcer les automatismes de la lecture. De plus, dans le cadre d’une déficience intellectuelle légère, j’ai pris l’habitude de retravailler une notion sous des dizaines de façons différentes, pour gommer complètement la difficulté, et ce avec une vraie notion de jeu ou de plaisir. Le plaisir étant là pour l’élève, entre autres, d’être « enfin tranquille ». (Concrètement, cela donne aussi quelques minutes à l’assistante pour préparer un matériel, faire une copie, etc.)

L’Ecole de Chrys a créé en 2019 de superbes cartes pour travailler la lecture des syllabes, principalement avec des sons simples, et quelques sons complexes. Les connaissez-vous ?

Puisque un de mes élèves utilisaient déjà ce support, j’ai décidé d’augmenter la collection, afin de suivre sa progression durant l’année vers les sons complexes et les différents graphèmes.

Je les utilise de la façon suivante :

  • L’enfant a la pile de cartes en main, face recto visible.
  • Il doit arriver à lire la syllabe, qui est présentée dans les trois graphies (majuscule, script, lié – attention c’est une police « à la suisse », quelques lettres diffèrent un peu des habitudes françaises)
  • Il peut alors retourner la carte et vérifier sa réponse, avec le mot d’exemple qui est illustré. La syllabe peut autant être celle d’attaque, de fin, que celle du milieu. ( Dans mon quotidien, j’ai dû apprendre à mon élève à ne pas tricher).

J’ai veillé à choisir tant que possible des mots qui augmentent au passage le vocabulaire d’un enfant de cet âge, quitte à faire !

Vous trouvez ci-dessous les fichiers directement à imprimer pour les cartes des sons suivants (il faut plier la carte en son milieu avant de plastifier) :

AI – EI – EU – IN – UI – EAU – AN – PH – AU

Lorsque je rajouterai de nouvelles cartes, je ferai un edit à cet article.

Encore un grand merci à Chrys pour son idée originelle, qui favorise l’autonomie et l’auto-validation !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s