L’autonomie dès le porte-manteau

L’autonomie est un enjeu crucial dans la scolarisation d’un enfant autiste. Voyons ensemble comment la soutenir.

Un enfant autiste rencontre naturellement deux obstacles récurrents dans l’acquisition de son autonomie : le manque de repérage dans sa temporalité, et la difficulté à intégrer des consignes à 1/2/3/… étages. Si dans le cadre familial, où il obtient facilement plus d’attention et d’accompagnement dans l’exécution des gestes quotidiens, ces difficultés pourraient presque passer inaperçues parfois, elles prennent une importance autrement plus grande lorsqu’il se retrouve en collectivité, à l’école comme en périscolaire. Dans ce contexte, de nombreux parasitages polluent la capacité de l’enfant à lire et comprendre ce qui est attendu de lui : les mouvements, la foule, les nombreuses informations à décrypter en permanence, etc. Et l’autonomisation d’un enfant se manifeste dans une multitude de petites actions exécutées quotidiennement. Une multitude d’occasions donc pour l’enfant de prendre confiance en lui ou de la perdre, une multitude d’occasions pour l’adulte de se sentir démuni ou adapté aux besoins de l’enfant.

Pourtant, tous ces obstacles sont aisément affrontés et petit à petit surmontés grâce à la communication alternative augmentée (CAA pour les intimes), très concrètement par exemple avec des séquences de pictogrammes.

Qu’est-ce qu’une séquence picto ? C’est le découpage d’une action globale en étapes visuelles, comme une BD.

Quelques principes de base à rappeler avant de se pencher sur l’exemple du jour :

  • Un autiste est précis dans sa dénomination et sa conception du monde. >> Donc on n’utilise pas d’expression-valise (« se déshabiller ») mais on précise ce qu’on attend (« enlever les vêtements de dehors » > « enlever les affaires de gymnastique »)
  • On découpe au maximum une action en petites étapes. C’est peut-être évident pour vous cette action quotidienne, mais pour lui.elle, dites-vous que c’est le Pérou. Et ce n’est pas un manque d’intelligence de sa part.
  • Le plus un picto est lisible et se concentre sur l’essentiel, le mieux c’est. >> Si on veut parler des toilettes, on n’est pas obligé.e de faire figurer toute la salle d’eau. Si on mentionne l’action « s’asseoir », on a besoin de la chaise, pas de la table et du coussin en plus.
  • Les cerveaux autistes analyseraient, relativement à leur degré de fonctionnement, plus facilement les informations en noir et blanc, car ils perçoivent en priorité ces deux couleurs. Pourquoi ne pas se concentrer sur des pictos N/B, comme le modèle Makaton, et réserver les couleurs pour les fois où c’est nécessaire à la lisibilité de l’image ?

Aujourd’hui, nous allons voir comment vous pourrez favoriser l’autonomie dans le couloir, au porte-manteau. C’est souvent une étape oubliée, pourtant c’est la première chose que l’enfant fera tous les matins. Autant démarrer du bon pied !

Le séquencier qui suit sert d’exemple. Téléchargez-le et utilisez-le s’il vous convient, mais n’hésitez pas à l’adapter aux difficultés que rencontre votre enfant, et à vos routines.

Voici le lien pour télécharger le fichier :

Et vous ? Comment organisez-vous le couloir et le vestiaire ?

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